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11 AU 18 JUILLET 1993 - SEMAINE A ORON
11 Juillet : Arrivée à Oron
Comme les années précédentes les arrivées se font échelonnées, selon les moyens employés par chacun et nous avons rendez-vous en fin d’après-midi, dans une salle sur la grande place, pour l’accueil du groupe. Cette fois-ci Marie-Claude est avec nous dès le premier soir, elle n’est pas redescendue de son T.G.V.
12 et 13 Juillet : Course de montagne avec nuitée à la Forclaz
Rassemblement sur la place pour embarquer dans deux bus qui vont nous conduire dans le Valais. Nous partons en direction de Sion où nous faisons un arrêt pour visiter un château fort « partiellement » en ruine qui surplombe la ville. A pied et à la vitesse de chacun nous commençons à gravir la colline pour atteindre cette magnifique plate-forme où a été construite cette imposante bâtisse d’un autre temps. De la-haut, nous avons une vue splendide sur toute la vallée, dommage que le beau temps ne soit pas avec nous car nous voyons s’accumuler de gros nuages qui nous contraignent à enfiler les k-way et redescendre plus vite que nous l’aurions voulu. Ce n’est pas grave, la ville est là pour nous accueillir et pour se réchauffer quelques-uns avalent une boisson chaude. Heureusement nous sommes en juillet et si avoir du mauvais temps c’est quelque chose de désagréable, l’avantage c’est qu’à cette saison, cela ne dure jamais trop longtemps.
Nous poursuivons notre route et pique-niquons dans un agréable parc (dont j’ai oublié le nom) sous un non moins agréable petit rayon de soleil.
En cours d’après-midi, Evolène, une des plus grandes communes de Suisse avec ses 22000 habitants, jumelée avec Chatelaillon nous accueille. Cette charmante station nichée au fond d’une vallée située 1400 m d’altitude, comprend encore un certain nombre de maisons et chalets construits entièrement en bois. Toutes les maisons sont fleuries et le géranium est roi. Les boutiques qui bordent la rue principale ont beaucoup de charme dans ce décor.
Nous traversons les Haudères et continuons à grimper jusqu’au petit village de la Forclaz où nous nous installons pour passer la nuit. Ayant un peu de temps devant nous, avant que la nuit tombe, un petit groupe de marcheurs se forme et nous allons jusqu’au barrage de Ferpècle qui se situe à environ 5 km en amont.
La soirée en cabane est toujours aussi animée, mais peut-être qu’en vieillissant on se calme un peu car je n’ai pas de souvenir extraordinaire de cette soirée sauf si ce sont les éternels fous rires, bien souvent dus à des déplacements dans le noir de ceux qui ne retrouvent pas leur lit ou qui en profitent pour faire quelques blagues.
La toilette réalisée, le petit déjeuner pris, nous nous décidons pour une petite marche en altitude qui doit nous conduire à la croix de Bréhonat. Pour nous gens de la plaine, c’est toujours une expédition lorsqu’il s’agit d’attaquer, à pied, la montagne, surtout pour moi qui ai horreur du vide. Toutefois, reconnaissons que cette expédition ne présente pas de difficulté majeure, le sentier que nous empruntons pour grimper est assez large et d’une manière générale, notre condition physique nous permet d’absorber les quelques centaines de mètres de dénivelé. Ce n’est pas une compétition, cela reste un divertissement. Notre but atteint, nous prenons un peu de repos et contemplons la vue magnifique que nous avons sur les différentes vallées. Quelques photos et nous redescendons jusqu’aux véhicules qui vont nous ramener dans la vallée.
A midi, nous faisons une halte à Fully où nos amis nous préparent une excellente raclette dégustée en plein air et surtout bien arrosée. L’aire de repos où nous sommes comporte un parcours Vita et pour faire digérer nous sommes 6 ou 7 à le réaliser. C’est vraiment difficile ! ou alors c’est nous qui n’avons pas du tout la forme. D’autres en profitent pour faire une petite sieste.
Nous rejoignons Oron dans l’après-midi.
14 Juillet : Journée libre
Nous nous retrouvons le soir, dès 18 h 30 pour un repas en commun au refuge de Ferlens. Apéritif en plein air à base de petit blanc suisse, soupe aux pois et au jambon cuisinée avec amour par nos amis, un vrai régal ! Le tout servi dans un agréable cadre champêtre et dans une ambiance très conviviale.
Madame la Présidente du Comité de Jumelage offre quelques livres pour les établissements scolaires d’Oron et la Société de Jumelage d’Oron à l’occasion de notre fête nationale nous tire un feu d’artifice.
15 Juillet : Visite de la fromagerie Mifroma à Ursy
Nous partons en début d’après-midi pour visiter un atelier de conditionnement de fromages qui appartient au grand distributeur Migros concurrent de Coop. C’est toujours quelque chose d’extraordinaire de voir l’ensemble des opérations qu’il a fallu réaliser pour produire ou confectionner un produit. Le consommateur qui prend son produit sur un rayon dans un magasin n’a aucune idée du travail que cela a demandé pour le satisfaire dans les meilleures conditions.
Nous assistons au parcours effectué par une meule de gruyère qui va se retrouver conditionnée en de multiples parts préemballées destinées aux consommateurs. Il n’y a pratiquement pas d’intervention manuelle. Dès que la meule est placée sur le tapis roulant qui la conduit à la machine à découper la quasi totalité des opérations sont prises en charge par les différents automates (découpe, mise en portions, conditionnement sous film, étiquette poids/prix, mise en cartons, identification du client sur le carton, mise sur palette). Notre visite se poursuit en regardant le travail sur d’autres produits comme le râpé dont la mise en sachet demande une technique un peu plus particulière pour le remplissage des sachets au bon poids. La visite se termine par un coup d’œil aux entrepôts de stockage, matières premières d’une part, produits finis d’autres part.
Avant de repartir nous passons en salle où nous est tout d’abord projeté un film sur la production laitière de la Suisse et sa transformation (méthode et moyens). Nous avons droit à une petite collation à base de fromage arrosée d’un verre de blanc, bien sûr ! Chaque visiteur repart avec son petit coffret échantillon de quelques productions de l’usine, ce qui est vraiment très sympa et apprécié.
Personnellement au moment où je sors de cette entreprise j’ignore encore complètement que 15 jours plus tard, dans le cadre de mon travail, je me retrouverai au même endroit, accompagné d’un collaborateur et d’un représentant de l’office du commerce Suisse pour voir de quelle manière nous pourrions commercialiser en France du fromage Suisse.
16 Juillet : Visite des moulins du col des Roches - Le saut du Doubs
Nous partons en bus pour une journée près de la frontière française. Direction le lac de Neuchâtel que nous longeons sur presque toute sa longueur, un arrêt pour admirer le panorama en direction des Alpes françaises, toutefois le coup d’œil est un peu gâché par les brumes matinales qui ne se sont pas totalement effacées, et nous en profitons, au cours de cet arrêt, pour absorber une boisson chaude accompagnée d’un petit croissant. Le trajet se poursuit vers la Chaux de Fonds et le col des Roches, premier terme de notre périple.
Construits au fond de la vallée du Locle, les Moulins souterrains du col des Roches constituent une curiosité unique en Europe. Ce site, marqué par quatre siècles d’histoire, offre une immersion dans un monde souterrain, d’abord creusé par les eaux puis, petit à petit, apprivoisé par l’ingéniosité et le courage des hommes.
Nous sommes à 915 mètres d’altitude, devant une grotte d’environ 110 mètres de profondeur, qui possède une température ambiante de 7° et présente un dénivelé d’exploitation de 27 m.
Au milieu du XVIème siècle, deux frères de la région obtiennent la permission de construire un moulin ainsi que le droit d’utiliser le cours d’eau. Près d’un siècle plus tard, le successeur construit un moulin à deux rouages qu’il place dans la grotte pour profiter au maximum de l’énergie hydraulique. Puis l’installation passe à six rouages au prix de grands travaux, avant que vers 1850, Jean-Georges Eberlé installe une turbine, dont l’énergie est transmise à la meunerie sur quatre étages. L’ancienne roue hydraulique actionne par le biais d’un arbre de transmission, une scierie transférée au niveau du sol. Au XXème siècle, le lieu est utilisé comme abattoir qui fermera ses portes en 1966.
Sacrée histoire que celle des moulins souterrains du Col des Roches.
A midi nous pique-niquons à proximité du lac des Brenets à l’ombre de quelques arbres. Le repas terminé, nous embarquons à Villers le Lac, sur un bateau croisière qui va nous conduire jusqu’à la cascade du Saut du Doubs. Nous naviguons sur le Doubs qui comporte à cet endroit des rives escarpées avec des rochers dessinant des formes diverses d’où leurs noms : rocher de la casquette, rocher de l’écho, rocher de la vierge, rocher du sphinx etc…Nous passons même devant le plongeoir d’où il y a maintenant quelques dizaines d’années s’élançait un abbé (dont j’ai oublié le nom) pour battre des records et recueillir des fonds pour une association.
Arrivés au débarcadère, à quelques centaines de mètres de la cascade du Saut du Doubs, nous terminons à pieds. Abandonnant le niveau surélevé du lac, le Doubs regagne son niveau naturel par une chute magnifique.
C’est un bouillonnement continu dans un bruit assourdissant de cette eau qui se glisse entre les rochers et qui chute de 27 m. C’est beau, c’est impressionnant !
Nous reprenons le bateau pour effectuer le parcours inverse et retrouvons le bus pour revenir sur Oron par l’autre côté du lac de Neuchâtel.
Quelle belle journée !
17 Juillet : Journée libre - Repas d’adieu à Serix
La grasse matinée pour récupérer un peu de tonus avant d’affronter demain les 750 km du retour. Les dernières courses pour le voyage, les amis, la famille, le plaisir, etc…
19 H nous avons rendez-vous sur la place d’Oron, plus précisément près du chêne pour un apéritif charentais d’au revoir (ou presque), c’est-à-dire pineau et galettes.
Puis nous nous exportons vers la salle de Serix où se tient ce soir notre dernière soirée ensemble.
Comme d’habitude, avant ou pendant le repas selon l’humeur, on prononce quelques mots de satisfaction, de remerciement, de plaisir...
Ce soir, Jean-Philippe fait part de sa satisfaction et du plaisir que la Société de jumelage Oronaise a eu, à préparer et mettre en œuvre, pour réussir cette semaine d’accueil des jumeaux Bussacais.
Pour des raisons qui m’échappent encore aujourd’hui, aucun responsable du groupe jumelé n’intervient pour traduire collectivement ce qu’individuellement chacun de nous a éprouvé ou ressenti comme plaisir au cours de cette fantastique semaine.
J’ai honte ! et j’ai beaucoup de peine vis à vis de ceux et de celles qui ont œuvré à la réussite de cette semaine, ils ne méritent pas cela. Personnellement je n’ai aucun pouvoir pour me substituer à qui que ce soit et j’avoue que ma soirée est gâchée mais ce n’est rien par rapport à ceux qui sont « en droit » d’avoir un peu de reconnaissance.
Je souhaite que le fait de revenir, dans ce livre, aujourd’hui sur ce point, important à mes yeux, atténue toute la mauvaise impression que nous avons laissée derrière nous ce soir-là.
9 au 16 JUILLET 1995 - SEMAINE A BUSSAC
9 Juillet : Accueil des amis Oronais
Nous avons rendez-vous à partir de 18 H à la salle municipale pour recevoir nos amis et dîner en commun. Nous avons le plaisir d’accueillir une nouvelle famille Bussacaise qui vient grossir nos rangs, Régis et Francis Gantier, et recevra pour cette semaine la famille Buttet.
Le plaisir des retrouvailles est toujours aussi grand et les formalités d’accueil ont perdu depuis longtemps leur côté solennel. Cela n’empêche pas le discours d’accueil de notre nouvelle Présidente, Christiane Genat, les petits cadeaux de bienvenue et le pot de l’amitié.
Le repas qui suit, se déroule dans la joie et la bonne humeur et ne se prolonge pas au delà du raisonnable car demain est un autre jour et il vaut mieux attaquer cette nouvelle semaine en possession de tous ses moyens.
10 Juillet : Journée plage au Galon d’Or
Déplacement en voitures individuelles vers la côte charentaise et comme il fait un soleil extraordinaire, nous avons beaucoup de plaisir à trouver de l’ombre sous les pins pour stationner les véhicules. Parasols, produits solaires sont de sortie et qu’il est agréable de se poser sur le sable par un temps pareil. Gare aux coups de soleil !
A midi le groupe se reconstitue pour un pique-nique de grande envergure à l’ombre de la forêt au moment où le soleil serait tenté de nous faire un caprice. Il n’en est rien et nous pouvons profiter de la journée entière pour des activités diverses.
11 / 12 Juillet : Visite dans le marais poitevin - Grand parcours du Puy du Fou
Le soleil qui avait hésité hier à nous lâcher, l’a fait ce matin et au moment où nous prenons le bus, il pleut légèrement sur Bussac. C’est dommage car le Marais est bien plus agréable à visiter par un jour de beau soleil plutôt que sous la pluie, mais nous ferons avec. Nous avons rendez-vous à l’embarcadère Cardinaud, vers 10 h 30, à la Repentie de Magné. La Venise verte ne comporte aucune route et sa visite ne peut se faire qu’en bateau.
Au moment où nous nous répartissons dans les barques pour effectuer notre balade la pluie a cessé de tomber. Nous sommes, en moyenne, 8 par barque conduite par un guide-batelier, qui nous emmène pour une promenade guidée et commentée sur un parcours d’environ 9 km et qui va durer approximativement 1 h 30. Au rythme silencieux d’une poussée à la « pigouille » nous glissons le long de nombreux canaux entremêlés sous des voûtes de végétations et de grands peupliers. Nous assistons à un transfert de bétail, qui pour passer d’un pré dans un autre, emprunte un pont constitué par un bateau plat. Nous découvrons les cultures de haricots, produit spécifique du marais mais qui voit sa production diminuer d’année en année. Avant de regagner la terre ferme, nous assistons à un spectacle très particulier, celui de voir « le feu sur l’eau ». En réalité, ce sont les gaz de méthane que l’on enflamme à l’aide d’un briquet après avoir remué la vase avec la pigouille.
A midi le pique-nique s’installe sur le site de l’embarcadère sous les grands peupliers. Le temps reste incertain mais sans pluie.
Dans le début de l’après-midi nous partons à pieds, par un chemin de halage, pour une courte visite de Coulon qui nous conduit à la Maison des Marais Mouillés où nous sommes attendus. Installée dans la « Maison de la Coutume », ancienne résidence des percepteurs du droit dont devaient s’acquitter les bateaux qui empruntaient la Sèvre niortaise, véritable « écomusée », cette maison du Parc Naturel Régional témoigne de l’histoire, des traditions et de l’environnement des Marais Mouillés. Nous trouvons un intérieur maraîchin reconstitué, de la fin du XIXème siècle puis un « maraiscope », vaste maquette de 15 m2, animée par des jeux de lumière sous 3 écrans d’images. Un commentaire historique et une mise en scène programmée par ordinateur retracent l’évolution du Marais Poitevin à travers les siècles.
Captivés par l’ensemble, nous ne voyons pas le temps défiler. Il est plus de 16 heures lorsqu’on se préoccupe de la suite du programme. Un petit rafraîchissement sur la place du village et nous reprenons notre route en direction de Saint-Laurent sur Sèvre où nous sommes attendus au collège de l’institution Saint-Michel pour dîner et dormir. Installation dans des petites chambres individuelles, toilettes, lavabos et douches communes, cela nous rajeunit de quelques années.
Le collège est en dehors de la petite bourgade qui elle-même ne semble pas très animée le soir. Alors après dîner, nous sortons faire un tour dans le parc pour écouter ou raconter quelques histoires (pas tristes). Il y en a qui sont très fort à ce petit jeu, car les rires ce soir-là sont très nombreux et très bruyants, n’est-ce pas Jean-Paul ?
Le lendemain matin, après avoir avalé le petit déjeuner, nous partons pour le grand parcours du Puy du Fou. Il y a seulement quelques jours que ce lieu vient d’ouvrir ses portes au grand public. Sur 30 ha, le visiteur en toute liberté va pouvoir découvrir, un village reconstitué XVIIIème siècle animé par des artisans qui travaillent sous les regards des visiteurs et vendent leurs productions. Plus loin, le chemin creux des guerres de Vendée est une galerie enterrée où est présentée une succession de scènes depuis la vie quotidienne avant la guerre, jusqu’à la chapelle du souvenir. Déluge de feu, explosions sonores, cris restituent le climat de la guerre.
Le vieux château médiéval du Puy du Fou nous attend pour présenter son magnifique spectacle de fauconnerie, avec une nouveauté unique en Europe : le lâcher d’oiseaux en altitude depuis un ballon. Le ballet des grands rapaces est réglé au doigt et à l’œil par les fauconniers, passés maîtres dans l’art de doser savamment rires et émotions. N’est-ce pas Marie-Claude ?
Dans la cité, on trouve le boulanger , la taverne, les échoppes d’autrefois ; l’herboriste, le maître verrier, le tailleur de pierres, etc… Plus bas, c’est le lac avec ses orgues aquatiques, le pont flottant, la roseraie et nous arrivons dans une cour de château où se déroule un spectacle de chevalerie. Cette fête présente des cascades, des figures équestres de l’époque médiévale et de la Renaissance. Passes d’armes, chatoiement des étoffes, quand le haut Moyen Age et la Renaissance croisent le fer et l’amour courtois, quel spectacle !
Toute cette grande cité se trouve animée en permanence par des jongleurs, montreur d’ours, attelages, troupeaux, crieurs, ménestrels, etc… ainsi que par les habitants vêtus de costumes d’époque, le dépaysement est si vrai qu’on s’y croirait.
A midi nous avons rendez-vous à l’auberge «le Relais de la Poste» pour y prendre notre repas. Nous sommes reçus par des jeunes en costumes d’époque qui non seulement vont effectuer le service mais en plus animer. Les consommateurs sont mis à contribution, Pierre-André et Jean-Philippe en savent quelque chose. Tout cela se passe dans la bonne humeur en dégustant un menu régional (Charcuterie, Salade vendéenne, Jambon grillé, Mogettes Vendéennes, Brioche, café, vin à volonté)
La journée passe beaucoup trop vite, nous souhaiterions rester encore plus longtemps, mais la fin d’après-midi approche et nous avons de la route à faire.
Sur le retour, nous faisons une halte dans une boutique sur le bord de la route pour acheter de la brioche. Ce n’est qu’une anecdote, mais on se demande encore pourquoi, des gens qui ont choisi le métier de commerçant se conduisent comme ceux que nous avons rencontrés ce soir là. Tout d’abord, dès que le bus s’arrête, leur premier réflexe est de fermer la boutique qui vend des vins locaux et qui est annexe à la briocherie. Nos têtes, sans doute, ont dû leur faire peur ! De plus, une cliente Suisse, qui n’avait pas tout à fait respecté le bon côté du comptoir s’est vu sèchement rappelée à l’ordre ! Dommage qu’il y ait encore des clients pour rentrer dans des magasins de ce type dont les exploitants oublient totalement la qualité minimum d’accueil qu’ils devraient au moins avoir ou faire semblant !
Nous rentrons fatigués de ces deux jours mais ô combien heureux de ce que nous avons vu et pu faire.
13 Juillet : Randonnée pédestre
Il fait un soleil de plomb ! Nous partons à 15 h de la place d’Oron la Ville pour une promenade dans la campagne Bussacaise. Nous commençons par rejoindre la place de l’église pour rendre visite à l’arbre du jumelage, planté le 29 août 1981, et former une ronde en son honneur. Nous continuons vers les Deaux, toujours sous un très chaud soleil, puis prenons la direction de la Pifetterie et nous nous arrêtons, à l’ombre, près de la mare, là où Michel Chabot a eu l’heureuse idée de nous attendre avec son camion réfrigéré et des boissons fraîches. Une pause très appréciée, la soif épongée, une photo souvenir et nous continuons notre route en revenant vers les Chagnaux, les Ablains, Beauchail et la salle municipale. Cela ne représente pas beaucoup de kilomètres mais dans ces conditions, les non habitués souffrent un peu.
14 Juillet : Journée libre - Soirée municipale
Défilé des groupes folkloriques à Saintes pour ceux qui le souhaitent, ou défilé militaire pour les plus patriotes.
A 18 h 30 nous avons rendez-vous au jardin des Eperches pour prendre un apéritif offert par la municipalité. Chaque famille peut retrouver l’arbre qu’elle a planté il y a maintenant 4 ans et constater qu’il s’est bien développé. Toutes les essences n’ont pas progressé de la même manière, mais c’est bien sympathique d’en mesurer la progression.
Nous rejoignons la salle municipale où les amis Oronais et leurs familles d’accueil sont invités par la municipalité à un buffet dansant. On constate dans ces soirées, que le repas à tendance à prendre de plus en plus de place par rapport à la partie dansante. Peut-être que nos années supplémentaires, depuis la période où nous avons réalisé le jumelage, y sont pour quelque chose ?
15 Juillet : Soirée cabaret - Dîner d’adieu
Pour changer la formule de notre dîner d’adieu, nous avons prévu que notre repas serait animé de différentes manières. Tout d’abord nous avons invité le groupe folklorique Aunis et Saintonge qui évolue sur la scène en nous présentant diverses danses de leur répertoire. Nous les connaissons bien mais c’est toujours un plaisir de les voir danser.
Ensuite c’est Christine Lajoie qui nous interprète plusieurs chansons de son répertoire musical de sa voix claire et juste. C’est un régal de l’entendre chanter.
La seconde partie est confiée à « Binuche » qui crée une telle ambiance par ses chansons et sa musique, il s’accompagne au violon, que la salle est toute transportée. Il faut dire qu’il s’invite carrément sur les tables des divers convives et chacun à tour de rôle se trouve réellement au cœur du spectacle. Son tour de chant dépasse largement le temps réservé à la deuxième partie du repas, si bien qu’étant sous le charme de sa musique personne ne pense à partir.
Mais, comme pour toutes nos semaines de rencontre, nous savons bien qu’à un certain moment il faut savoir tirer le rideau, surtout pour ceux qui le lendemain doivent reprendre la route, même si comme cela semble se faire de plus en plus, le trajet s’effectue en deux étapes. Probablement, là encore, un léger signe de vieillissement (un certain nombre d’entre nous sont maintenant retraités), à moins que ce ne soit de sagesse, avec d’une part les difficultés d’un long trajet à effectuer et d’autre part la possibilité d’en profiter pour visiter certaines curiosités proches du parcours.
13 AU 19 JUILLET 1997 - SEMAINE A ORON LA VILLE
13 Juillet : Accueil et apéro chez Jean-Philippe et Erika Kissling
Barbara Kissling et Philippe Monget se sont mariés à Jougne (25) le 29 juin 1996. Ce sont les premiers mariés du jumelage, mais aussi les seuls encore aujourd’hui. Pour fêter cet événement les familles Kissling/Monget ont choisi de recevoir, à partir de 16 H, tous les amis Bussacais et Oronais chez Jean-Philippe et Erika autour d’un cocktail apéritif.
Il fait un temps splendide, le soleil est avec nous et cela nous permet d’accueillir les invités sur la pelouse et à l’ombre des arbres devant le buffet déjà dressé et bien garni avec la participation des familles oronaises. Bien sûr, les jeunes mariés sont avec nous et ravis de revoir des visages qu’ils n’ont plus l’habitude de côtoyer depuis leur exil à Jougne, près de la frontière franco/suisse. Des cadeaux leur sont offerts par les deux sociétés de jumelage et une « crousille » est ouverte à leur intention.
Pour accompagner le buffet, le vin blanc frais est le bienvenu, bientôt suivi par son compère le pineau des charentes qui ne peut être absent d’une telle manifestation.
Tout le monde a plaisir à se retrouver ou à faire connaissance pour les invités hors jumelage. L’alcool dans ce cas facilite toujours la conversation. Quoi de mieux que de terminer sur un verre de champagne, c’est un plaisir, il est bien frais et il y a quelques bouteilles qui souhaitent être de la fête.
Dans ces conditions, la fin de l’après-midi se passe de telle manière que certains se font surprendre par la nuit alors que leur verre (le dernier) n’est pas encore terminé.
14 Juillet : Visite du musée Olympique à Lausanne
La matinée libre nous permet de récupérer des fatigues du voyage et de la réception de la veille qui ont laissé quelques traces dans l’organisme d’un certain nombre. Le beau temps d’hier nous a abandonné et c’est sous un violent orage que nous nous rendons, en début d’après midi, à Lausanne pour la visite du musée Olympique.
En visitant ces expositions permanentes, on découvre comment la renaissance du Mouvement Olympique et les Jeux Olympiques passés ont marqué l’histoire. On retrouve des équipements sportifs qui ont contribué aux victoires et aux médailles des athlètes ainsi que quelques-uns des héros des Jeux.
Pierre Coubertin, père fondateur des Jeux Olympiques de l’ère moderne et du Mouvement Olympique était avant tout un pédagogue. Il considérait le sport comme le vecteur idéal de la promotion de l’éducation, de l’art, de la culture et de la paix. Ce sont ces idéaux que le Musée a à cœur de refléter.
On mesure à travers ces expositions toute l’évolution des Jeux. Lorsque Athènes a accueilli les premiers Jeux Olympiques de l’ère moderne en 1896, ils ne constituaient pas encore une compétition de grande envergure. Depuis, les Jeux de l’Olympiade sont devenus la manifestation sportive la plus importante du monde. 100 ans plus tard, à Atlanta les Jeux d’été ont mobilisé plus de 10.000 athlètes venant de 197 pays pour se mesurer dans 26 sports ou 37 disciplines différentes. Pour les Jeux d’hiver, dont les premiers ont eu lieu à Chamonix en 1924, la participation était fort modeste puisqu’elle ne regroupait que 293 athlètes provenant de 17 nations. Les prochains Jeux d’hiver, qui auront lieu à Salt Lake City en 2002 devraient accueillir près de 2400 athlètes représentant 80 pays.
Pour ceux qui sont « mordus » du sport, un après-midi dans ce milieu est une merveille. Le temps s’écoule trop vite et nous avons l’impression d’avoir oublié mille et une choses.
Des images plein la tête, nous partons pour le stand du Frûh à Chexbres où nous nous rassemblons pour souper en commun. L’orage passé, nous retrouvons un temps plus conforme à la saison qui nous permet de déguster, à l’extérieur, le petit vin blanc suisse servi à l’apéritif.
En fin de repas, nos amis Suisses nous ont réservé une surprise. C’est le 14 Juillet, jour de fête nationale en France, alors ils nous ont préparé un splendide feu d’artifice qui illumine de mille feux toute la campagne environnante et fait l’objet de compliments de la part de notre présidente et de son groupe.
15 Juillet : Promenade à l’Erberet
10 H 30 le groupe se retrouve sur la place pour une petite balade pédestre dans la campagne environnante. Le temps de récupérer Karine Lecomte qui a oublié l’heure et nous attaquons la colline par un sentier en sous bois. Le soleil est de la partie. Nous apprécions l’ombre, surtout que le parcours ne semble pas de tout repos puisqu’il nous faut monter jusqu’au dessus du château d’Oron. Tantôt nous suivons le cours d’un ruisseau, sur un sentier plutôt glissant, tantôt nous grimpons des marches réalisées avec des troncs d’arbres. Nous franchissons la ligne de chemin de fer au niveau du château et poursuivons notre route vers la forêt toute proche. Bien que ce ne soit pas très long, certains trouvent la montée difficile, surtout avec le soleil, et la pose prévue à l’entrée du bois est la bienvenue. Un petit morceau de gruyère ou de tête de moine, rafraîchi par un petit verre de blanc, et la colonne est prête à se remettre en marche.
Le fait de continuer en forêt fait tout de suite penser à « champignons ». La saison est propice et bien sûr nous ne tardons pas à trouver quelques cèpes. Toutefois il ne s’agit pas de s’écarter du chemin faute de quoi il risque de manquer du monde à l’appel au moment du repas. La troupe ne s’éparpille pas trop et à la cabane des charbonniers tout le monde est là. Les pique-nique sont tirés des sacs, les barbecues fonctionnent et nous prenons places autour des tables déjà installées. Les cèpes passent sur le grill et sont consommés uniquement par quelques personnes car il faut bien reconnaître que ce soit en Suisse ou en France ce n’est pas la méthode traditionnelle pour déguster ce produit.
A la fin du repas, alors qu’une grande partie de la troupe prend le chemin du retour (différent de l’aller) quelques chercheurs s’essaient à trouver d’autres champignons. La chasse sera vaine, tout a été trouvé la première fois.
16 Juillet : « Course » au Moleson ou « course » au col de Villars
Je ne parlerai pas de la « course » au col de Villars car je faisais partie du groupe qui est monté au Moleson et je n’ai rien récupéré auprès d’une personne qui a participé à la sortie au col de Villars. J’en demande pardon à tous.
Nous sommes environ 25 ce matin-là, à nous engouffrer dans les voitures pour être véhiculés jusqu’au pied du Moleson, en vue d’effectuer son escalade. Comme toujours, dans ces cas là, à peine sorti des voitures, le sac à dos une fois chargé, le groupe s’élance d’un pas très soutenu comme si le temps nous manquait. Evidemment, après s’être élevé de quelques dizaines de mètres, le calme revient vite, le besoin de trouver sa vitesse de croisière, l’avance s’effectue d’une manière plus appropriée à la tâche qui nous attend. Ce n’est pas le bout du monde mais nous devons tout de même monter à 2000 m et pour nous gens de la plaine cela représente déjà une certaine performance. Nous nous élevons dans une montagne à vaches, sur un petit sentier qui ne présente guère de difficulté, sauf si ce n’est qu’il monte et que de temps en temps nous devons gravir quelques obstacles, comme des barrières pour passer d’un pré à l’autre.
Tout ceci se passe dans la bonne humeur, avec les plus jeunes toujours à la pointe du groupe. A mi-parcours nous effectuons une pause et tirons le pique-nique du sac. Cela fait du bien de souffler un peu.
Puis la colonne reprend sa marche et plus nous nous élevons plus la pente devient prononcée dans certains passages et j’en connais qui n’en mènent pas très large. Toujours ce sacré vertige !
Enfin nous arrivons au sommet, là où se trouvent le débarcadère du télécabine et le restaurant observatoire. Les plus courageux gravissent encore quelques marches d’escalier pour atteindre une plate-forme située 20 mètres plus haut et qui donne une vue encore plus magnifique, du fait de l’absence totale d’obstacle alentour. Le soleil nous a accompagné dans toute notre ascension et si la température reste relativement fraîche, mais nous sommes à 2000 mètres, nous avons un beau ciel bleu dans lequel circulent quelques gros nuages blancs ce qui rend le décor encore plus formidable.
A midi nous déjeunons sur l’herbe en contemplant ce formidable panorama. La proximité du restaurant nous procure la possibilité de consommer un café chaud pour faire digérer.
Le temps passe toujours trop vite dans ces situations et déjà il faut penser à entreprendre la descente. Elle s’effectue par un chemin différent de celui emprunté pendant la montée. Peu après le départ, nous affrontons des pentes sévères, où le sentier recouvert de cailloux roulants et de poussière nous rend la tâche assez difficile. Le seul danger est celui de se retrouver sur les fesses, ce qui n’est pas grave mais plutôt désagréable, c’est pour cela que nous descendons très prudemment.
Ce passage difficile effectué, nous retrouvons bientôt un sentier herbeux qui traverse une grande prairie et nous conduit, en pleine montagne, jusqu’à un bar (dont j’ai oublié le nom) qui sert de la bière fraîche et appréciée par cette température et surtout après nos difficultés précédentes.
Nous rejoignons les voitures abandonnées le matin et partons pour le chalet du Pueys, aux Paccots où devons retrouver le reste du groupe pour souper et passer la nuit ensemble. Nos hôtes suisses sont déjà au travail pour préparer le repas et chacun s’active pour choisir l’endroit où il pense dormir ce soir et prendre son tour pour essayer de se doucher.
Nous trouvons toujours agréable de passer une nuit, comme cela, tous ensemble. C’est très convivial et ce n’est pas du tout désagréable de se retrouver en dehors de notre organisation habituelle, celle de notre chez soi, de notre environnement et de nos propres affaires. Nous ne possédons pas d’habitation de ce type en France pour nous permettre de réaliser des sorties semblables. En effet, ici tout existe, la cuisine est équipée pour recevoir des groupes, les dortoirs (généralement plusieurs par chalet) sont dotés de lits et de matelas, il y a des lavabos et des douches avec eau chaude et eau froide. Que demander de plus ?
En attendant le souper, la vie s’organise, la famille Mongne tape le carton avec la famille Gaudin, Marie-Claude se fait masser les mollets sous l’œil d’Anne-Marie (Gachoud) qui s’assure que le travail est bien fait (on masse en remontant vers la cuisse). Quelques amis, pris la journée par leur travail, viennent nous rejoindre pour passer la soirée avec nous, ce qui est toujours très sympathique. C’est le cas de Raymond Zaugg, Arnold Bossy et François Jan.
Le souper pris, un accordéoniste, accompagné d’une chanteuse, vient nous faire partager sa musique ce qui permet de prolonger la soirée. François Jan en profite pour demander s’il ne serait pas possible de retrouver l’adresse du nouvel établissement tenu par M. Suire qui autrefois dirigeait « Les Claires » à Bourcefranc. Pas de problème François, je te trouve cela et je te rappelle. C’est fait, quelques jours plus tard, on sait maintenant que M. Suire dirige l’établissement « Les Jardins du Lac » à Trizay.
17 Juillet : Visite en Gruyère et usine Electrobroc
Après une nuit à peu près calme, exceptés quelques ronflements, toujours les mêmes d’ailleurs, le groupe se retrouve pour le petit déjeuner. Puis c’est l’heure du ménage, aussi bien pour la cuisine et la vaisselle que pour l’ensemble des pièces utilisées. Cela paraît une bricole mais, en réalité, cela demande toujours un peu de temps et beaucoup d’énergie.
En voiture, nous gagnons le petit village de Gruyère, et bien que nous la connaissons déjà, nous consacrons un peu de temps à la visite de la laiterie et la fabrication du fromage de Gruyère.
La plupart d’entre nous en profitons pour également effectuer une visite rapide au village de Gruyère, toujours aussi fleuri et toujours aussi agréable à parcourir.
Le convoi reprend sa route en direction du restaurant le Belvédère à La Roche où nous devons déjeuner. En longeant l’autoroute qui conduit à Berne nous pouvons admirer la campagne magnifique et plus particulièrement le viaduc en béton qui traverse un lac et qui s’intègre bien dans son environnement.
L’ombrage extérieur du restaurant nous permet d’apprécier l’apéritif qui précède le repas.
Le repas terminé nous partons pour visiter l’usine électrique d’Electrobroc. Electrobroc, centre d’information sur l’énergie des entreprises électriques Fribourgeoises situé dans la centrale hydroélectrique de Broc fête ses 10 ans d’existence. Electrobroc a ouvert ses portes en 1990 avec comme objectif de faire découvrir le monde de l’énergie au public. Plus de 150 000 visiteurs ont parcouru Electrobroc depuis son ouverture. Cette entreprise a consenti des efforts importants pour élargir chaque année l’offre faite à ses visiteurs et prouve aujourd’hui par son succès que l’on peut être attractif dans un domaine aussi complexe que l’énergie.
Pour visiter, nous partageons notre groupe en deux et à tour de rôle nous allons découvrir le fonctionnement d’une usine hydroélectrique en partant de la mise en route d’une turbine jusqu’à l’équipement d’un ménage et sa consommation d’électricité agrémenté de tous les conseils pour effectuer des économies d’énergie.
Le clou de la visite ou du moins le plus spectaculaire est le moment où le visiteur est invité à pénétrer dans une salle où l’on simule des orages de différentes intensités et où l’on montre les effets. C’est très impressionnant et très spectaculaire !
Est-ce une coïncidence ? Au moment où nous terminons notre visite nous nous trouvons confronté à un violent orage qui, celui-ci, n’a rien d’une simulation.
18 Juillet : Journée libre
19 Juillet : Visite chez un vigneron - Soirée d’adieu
Ce matin il était prévu que nous allions à la Tour du Mont Pèlerin mais le temps couvert atténue trop fortement la visibilité pour rendre la visite intéressante. Nos hôtes organisent en remplacement une visite à Chenaux sur Cully, chez Philippe Monnier, jeune vigneron, exploitant dans l’appellation d’origine « Epesses ».
Cet homme a vraiment l’art d’intéresser son auditoire, aussi bien, lorsqu’il parle de ses vignes, à flanc de coteau, qui entourent la maison d’habitation ou lorsqu’il parle de ses méthodes de vinification, de stockage ou d’embouteillage.
Mais, sans aucun doute, c’est quand il parle de sa lutte contre la grêle qu’il devient le plus fascinant. Responsable d’une région délimitée, il se tient en relations étroites avec le centre de météo qui lui signale les probabilités d’orages de grêle. Il prend contact avec les services de navigation de l’aéroport de Genève pour connaître les mouvements d’avions, sachant que Chenaux est situé dans un faisceau d’approche des pistes. Il informe les autorités de son intention de lancer des obus anti-grêle pour protéger le vignoble de telle manière que l’information soit répercutée aux avions en approche et pour qu’ils soient éventuellement détournés. La manière d’écrire le scénario n’a absolument rien à voir avec sa manière à lui de le raconter et de le mettre en scène.
Personnellement, je reste frappé qu’une exploitation familiale, qui récolte environ 25 000 bouteilles, d’un excellent produit en l’occurrence, soit équipée de sa propre chaîne d’embouteillage alors qu’en France pour une quantité semblable et même supérieure on fait appel à une chaîne ambulante. A la question posée, M. Monnier répond « sans doute que le viticulteur Suisse aime bien son indépendance ! »
A partir de 18 h nous avons rendez-vous à la cafétéria de la salle de Gym d’Oron pour le repas d’adieu.
C’est devenu un rituel, le pineau des Charentes, accompagné de son indispensable complément la galette de Beurlay, égaie par ses couleurs, blanc ou rosé, l’apéritif de fin de séjour.
Le repas d’adieu est toujours un moment particulier car il réunit généralement, non seulement, tous les participants mais aussi ceux qui pris par leur travail n’ont fait que quelques apparitions et qui ce soir-là viennent nous rejoindre pour partager ce moment très convivial. C’est aussi ce soir-là que généralement on signe le livre d’or après y avoir porté quelques mots ou quelques lignes retraçant ses pensées ou ses émotions.
Par expérience, je peux rajouter que c’est le repas en commun qui se déroule dans le plus grand calme. Est-ce le fait qu’inconsciemment on ressente la séparation proche et dans ce cas on souhaite vivre à cent pour cent le temps présent en parfaite communion avec tout le groupe.
C’est aussi le soir des remerciements et notre Présidente pour son premier discours à l’extérieur de nos murs nous fait part de sa difficulté à s’exprimer mais pourtant avec des mots simples elle traduit le bonheur éprouvé par tous les Bussacais au cours de cette semaine et remercie tous ceux qui ont œuvré au cours de cette semaine pour nous rendre le séjour aussi agréable. Elle espère que les Oronais viendront nombreux nous rendre visite dans 2 ans.
11 AU 17 JUILLET 1999 - SEMAINE A BUSSAC
11 Juillet : Arrivée à Bussac - Accueil
C’est dimanche, chacun arrive à son train et rejoint la famille qui l’héberge puisque d’une manière générale tout le monde connaît son logeur sauf la famille Fazan qui débarque à Bussac pour la première fois et que nous avons grand plaisir à recevoir.
A 18 heures tout le monde se retrouve à la salle municipale pour les formalités d’accueil (s’assurer que tout le monde est bien arrivé). Discours d’accueil, cadeaux de bienvenue, plaisir de se retrouver, programme de la semaine, rien de très original mais nécessaire pour commencer une bonne semaine.
L’apéritif qui suit permet de prendre contact avec chacun et d’échanger quelques mots, quelques nouvelles ou quelques souvenirs.
12 Juillet : Croisière sur la Charente
Nous sommes 102 à nous retrouver, place Bassompierre, au pied de l’Arc de Triomphe, pour embarquer, ce matin, sur le Palissy au départ de Saintes, pour une croisière sur la Charente qui va nous conduire jusqu’à Port d’Envaux et retour. Le soleil est avec nous ce qui rend la balade encore plus agréable. Nous avons une hôtesse avec nous pour commenter toutes les curiosités qui défilent devant nos yeux. Les anciens chais de cognac Rouyer Guillet, situés au cœur de la ville et dont le contenu a dû être déplacé car représentant un risque trop important en cas d’incendie, l’ancienne piscine Cassin située à même le lit de la Charente à l’époque où la piscine d’été n’était pas encore construite. Puis ce sera Narcejac, Saint Thomas et son bar de la marine, le Port Berteau avec la maison de Gustave Courbet, son quai où l’on embarquaient, dans le passé, de nombreuses poteries si l’on en croit les recherches effectuées dans le fond de la Charente et indiquant une quantité importante de restes. Le Château de Bussac caché par un épais feuillage se dérobe à nos yeux alors que l’église et le pigeonnier trônent sur le coteau face à la rivière. De l’autre côté, le château du Priousté, au milieu de sa garenne de chênes, laisse admirer son architecture de plusieurs époques. Puis c’est la Grand’Porte avec ses quais où s’amarrait l’ancien bac, évitant ainsi de faire le détour par Saintes ou Taillebourg. Nous arrivons au Château de Rochefollet, où peu après nous apercevons le ruisseau du même nom faisant la séparation entre les communes de Bussac et Saint-Vaize. Nous longeons les quais de Port la Pierre où le nom nous indique ce qui se passait bien des années avant, et qui plus près de nous, pendant la période de la guerre 39/45, abritait une usine qui fabriquait du tissu en partant des fibres de genêt. Taillebourg, les restes de la tour et son château qui abrite aujourd’hui la mairie nous dominent lorsque nous arrivons à leur niveau. Nous passons, à Coulonges, devant la station de captage et de traitement de l’eau potable destinée à la ville de La Rochelle. Puis c’est Port d’Envaux et ses belles maisons bourgeoises construites le long du fleuve qui dénotent un passé florissant pour cette bourgade, enfin le château de Panloy construit au XVIIIème siècle, bel exemple de l’architecture Louis XV est le dernier monument de notre voyage avant de faire demi-tour sur la rivière.
Sur le trajet du retour, à l’heure de l’apéritif, nous dégustons un vin blanc charentais offert par notre ami Christian Menaud, épicier de la commune. Débarqués à Saintes, nous prenons la direction de la salle municipale de Bussac où un repas charentais nous attend. Toutefois à l’arrivée, il nous reste à allumer les barbecues pour faire griller les tranches de jambon de campagne prévues pour accompagner les haricots demi-secs qui eux ont déjà été cuisinés.
Le reste de l’après-midi se passe selon les souhaits de chacun.
13 Juillet : Visite du Futuroscope
6 h 30, le bus nous attend place d’Oron la Ville pour partir vers Poitiers et plus particulièrement pour le Futuroscope où nous devons passer la journée. Il n’est pas encore 9 h que nous sommes devant les portes du parc dans l’attente de son ouverture. Nous sommes pris en charge par une hôtesse qui va nous guider tout au long de cette journée et qui par sa connaissance des horaires des différentes salles va essayer de nous permettre d’en voir le maximum.
Nous commençons par le Palais de la Vienne. La première partie avec le mur de 850 écrans télé se passe bien et ensuite nous entrons dans la salle du cinéma dynamique, avec les sièges qui bougent selon les images projetées et qui fait que nous nous trouvons au cœur de l’action, pour voir un film sur le département de la Vienne. L’acteur Claude Piéplu assure le commentaire et nous voilà partis pour suivre le héros, dans le train tout d’abord, puis en bateau, en delta plane et en voiture de course. Je ne sais pas si c’est le parcours effectué sur circuit ou bien la traversée de Chauvigny, toujours en voiture de course, mais lorsque nous sortons de la salle Monique Bedochaud ne sait plus très bien qui elle est et où elle se trouve. Heureusement, un petit peu d’air frais et tout rentre rapidement dans l’ordre. Nous poursuivons par une salle où les spectateurs équipés de lunettes spéciales à l’entrée, regardent le film en relief. L’opération se passe en deux temps et nous devons attendre dans une première salle avant de prendre place définitivement pour la projection. Est-ce le fait d’attendre debout ? est-ce la chaleur ? mais notre amie Anna Corboz à son tour éprouve quelques difficultés, mais là aussi ce sera vite passé. Nous pouvons donc voir cette histoire fantastique du franchissement de la cordillère des Andes par Henri Guillaumet, pilote de l’Aéropostale, son crash en montagne, les recherches qui n’aboutissent pas, sa volonté de s’en sortir et son parcours inhumain qui lui a permis de revenir. Quelle belle histoire, bien reconstituée !
La journée se poursuit sans autre incident notoire, avec une courte pose à midi pour avaler quelques sandwichs et continuer rapidement notre visite dans le but d’en voir le maximum. L’après-midi, dans la grande salle du kinémax (écran de 680 m2) quelques-uns ont des difficultés pour garder les yeux ouverts. Les plus téméraires ou les plus patients, il faut faire la queue pendant au moins une demi-heure, arrivent à monter au sommet de la grande tour qui donne une vue panoramique extraordinaire sur l’ensemble du parc.
Lorsque vers 18 h le groupe se retrouve vers les boutiques, faisant une très large part aux produits régionaux, situées près de la sortie, chacun a pu assister à 7 ou 8 spectacles cinématographiques différents, ce qui fait une journée bien remplie ! Cela explique, pourquoi le retour dans le bus est plutôt calme.
14 Juillet : Groupe folklorique de l’Uruguay
Comme habituellement la liberté laissée au groupe permet à chacun selon ses envies d’aller assister, ou non, au défilé des groupes folkloriques présents dans la cité Saintaise à l’occasion des Jeux Santons.
L’après-midi, nous avons rendez-vous à 16 h Place d’Oron la Ville, pour assister à un spectacle offert par la municipalité à l’ensemble de la population Bussacaise. Elle a invité le groupe folklorique de l’Uruguay qui participe aux Jeux Santons. Ainsi, nous avons droit à diverses danses qui retracent la vie des habitants dans leur campagne Uruguyenne (culture des champs, récolte de la moisson, demande en mariage, etc…) et qui nous sont commentées par un accompagnateur du groupe. Les danses folkloriques ont bien souvent les mêmes thèmes dans tous les pays.
Un apéritif est servi à l’ombre des arbres ce qui permet d’avoir quelques conversations avec des gens qui ne participent pas au jumelage mais qui pourraient bien être intéressés à un certain moment… quand ?
Un buffet campagnard, en toute simplicité, dressé dans la salle municipale rassemble le groupe du jumelage, le Maire, ses adjoints et les conseillers municipaux. Cela permet de passer une sympathique soirée, toute en douceur. Le groupe de l’Uruguay est resté avec nous et en cours de dîner, sans revêtir leurs costumes folkloriques, ils nous font le plaisir d’effectuer quelques danses en invitant quelques personnes de la salle à leur donner la réplique. Sympa non ? Et puis pour rester toujours dans le folklore, mais d’une autre région, française celle-là, la petite Célia, petite fille de Bernard et Simone Dagréoud, en provenance de la Guadeloupe, nous interprète en créole une gentille petite chanson.
15 Juillet : Pêche à la truite à Saint-Césaire
Dans une semaine d’échange, l’expérience nous a appris qu’il était bon de se ménager quelques temps de récupération. Aujourd’hui nous partons à l’ancienne pisciculture de Saint-Césaire, transformée maintenant en lieu de loisir, où nos amis vont pouvoir s’exercer à la pêche à la truite et consommer leur prise à midi.
A l’arrivée, chaque pêcheur se trouve équipé d’une canne à pêche, d’une boîte contenant de l’appât, d’un bâton court et d’un seau. Un bâton court ? L’envie de sortir rapidement un poisson de l’étang étouffe la curiosité de poser la question de l’utilité du bâton. La première truite sortie de l’eau, frétille au bout de la ligne, et bien vite on comprend l’utilité de la chose. En effet il n’est pas facile d’enlever un hameçon de la gueule d’une truite qui ne veut même pas se laisser approcher. Aussi, un fois empoignée d’une main ferme, on lui assène un coup de bâton sur la tête et l’opération devient tout de suite beaucoup plus aisée. Bien sûr les enfants s’en donnent à cœur joie car l’animal n’est pas volage mais vorace donc il mord souvent à l’hameçon sans forcément se faire prendre à chaque fois. A midi nous consommerons chacun une truite, donc un préposé s’active pour s’assurer que le compte est bon. C’est déjà terminé ? dommage, cela commençait juste à être marrant ! Pendant ce temps-là, dans un coin du parc, les barbecues fonctionnent pour cuire des pommes de terre dans la braise qui accompagneront, tout à l’heure, les truites grillées à leur tour.
Après avoir bu un pineau à l’apéritif, le déjeuner est servi sous les arbres et les truites sont vraiment excellentes. Le cadre est charmant, le temps chaud mais couvert rend les choses encore plus appréciables.
Au retour, un petit groupe effectue un arrêt à Vénérand à la propriété Bâtard, producteur de pineau et cognac. Un coup d’œil à l’équipement, tracteur et surtout machine à vendanger, un passage par les chais avec visite de l’alambic et des stocks avec explications à chaque fois, et nous voici bientôt dans la salle d’exposition des produits destinés à la vente.
On n’achète pas sans déguster, alors il faut goûter et comparer, se faire sa propre opinion et se décider. Des choses simples, mais si l’on additionne, le pineau de midi et le vin consommé pendant le repas, la dégustation du pineau rosé et sa comparaison avec le blanc, le petit verre de cognac de 24 ans d’âge, il vaut mieux espérer que les gendarmes ne soient pas au carrefour de la nationale 150 dans le bas du village, car je crains que pour beaucoup les 0,5 g d’alcool par litre de sang soient largement dépassés.
Simple remarque, car tout le monde rejoint ses quartiers sans aucun problème. C’est très bien comme cela, d’autant plus que ce soir les trois quarts du groupe du jumelage se retrouvent à dîner chez la Présidente et l’on n’y boit pas que de l’eau.
16 Juillet : Balade sur l’île d’Oléron
Dès 7 h 30 le bus nous emmène pour le phare de Chassiron où nous avons rendez-vous à 9 h pour ceux qui souhaitent visiter le phare. Notre ami Jean-Philippe, pris de divers maux, tête et surtout poitrine et dos, fait un break et s’accorde exceptionnellement une journée de repos.
A Chassiron, il fait beau. Nous en profitons, pour ceux qui ne montent pas au phare, pour faire un tour de la pointe le long de la falaise et admirer l’eau qui vient frapper les flancs des rochers. D’autres s’accordent le temps de boire un café ou de visiter la poterie qui vient juste d’ouvrir. Pierre Pasche remarque la nonchalance du paysan local qui après avoir coupé sa luzerne et l’avoir mis en rouleaux la laisse presque périr dans son champ alors qu’elle sera bonne à recouper de nouveau. Et oui, le paysan Charentais n’est vraiment pas quelqu’un de pressé ! Nous sommes loin, à cet endroit, de la recherche de la productivité. Ici, on vit bon an, mal an, du revenu de la terre et de celui du bétail, à l’occasion on rajoute un peu de celui de la mer. Ne nous leurrons pas c’est une race en voie de disparition qui ne résistera pas à l’évolution du monde moderne.
Il est prévu d’aller se baigner à Boyardville. Le bus nous y conduit et s’arrête dans un endroit qui ne nous semble pas encombré. Toutefois pour atteindre la plage il nous faut descendre une dune assez pentue, ce qui donne un peu d’exercice à chacun. Sous un soleil qui commence à briller fort, une partie de la troupe se jette à l’eau pour un bain qui est des plus agréables. Les autres, allongés sur le sable, se font dorer au soleil ou dégustent quelques moules crues car il s’en trouve une certaine quantité agglomérée sur des pieux en bois, plantés à quelques mètres du rivage. Avant d’aller déjeuner et histoire de s’ouvrir l’appétit il nous faut parcourir le chemin inverse, et remonter la dune est encore plus difficile que de la descendre. Ouf ! bien content d’être arrivé en haut !
Le bus nous conduit quelques centaines de mètres plus loin, dans la forêt, où à l’abri des pins nous allons pouvoir pique-niquer. Chacun s’installe à sa manière, quelques tables pliantes ont suivi et sont bien appréciées ou alors tout simplement on se pose sur une couverture. Il y a toujours quelques bouteilles de pineau, au frais dans les glacières, et elles ne demandent qu’à participer à la fête. C’est toujours une bonne entrée en matière !
Après le repas, c’est toujours une période un peu calme, surtout s’il fait un peu chaud comme c’est le cas ce jour là. Certains en profitent pour faire une petite sieste de récupération. N’est-ce pas Madame la Présidente ? D’autres jouent aux boules ou devisent en refaisant le monde.
Nous avons rendez-vous à 17 h au Château d’Oléron pour une visite guidée de la ville et de la citadelle. Le parcours s’effectue dans un petit train avec un guide connaissant parfaitement bien son sujet et racontant les faits avec une savoureuse pointe d’humour. C’est ainsi que nous apprenons que la cité était fortifiée et qu’on ne pouvait y pénétrer que par l’une de ses trois vieilles portes datant de Louis XIV, la porte d’Ors, la porte de Dolus et la fausse porte : accès sur la mer. La citadelle, elle, fut construite en 1630 un peu à l’est du château fort d’Aliénor d’Aquitaine qui fut alors démoli. La direction des travaux fut confiée à Monsieur D’Argencourt. Les armes de Richelieu sculptées, croît-on, sur les murs de la porte d’entrée, à l’intérieur, permettent de penser qu’il termina le travail un peu après la mort du Cardinal vers 1642. A la fin du XVIIème siècle les conceptions de Vauban prévalurent et la citadelle acquis son aspect actuel.
Elle servit de lieu de détention en 1870 et en 1945. Occupée par les Allemands pendant la 2ème guerre mondiale elle fut bombardée pendant le débarquement des alliés car elle constituait un point de défense très important.
Notre promenade dure une heure mais la manière dont notre guide présente les choses en captivant notre attention, nous laisse un peu sur notre faim et nous continuerions bien volontiers avec lui un peu plus longtemps.
L’après-midi est très ensoleillé et avant de quitter les lieux nous en profitons pour faire un petit tour en ville et nous désaltérer sur la place à l’ombre des grands platanes.
Cette promenade dans le château d’Oléron m’amène un réflexion. Pourquoi aller chercher des choses extraordinaires bien loin de chez soi alors qu’ils en existent à portée de main et qu’on les ignore. En effet, il me faut être aujourd’hui avec le groupe du jumelage pour découvrir toute cette histoire de la citadelle du Château d’Oléron alors que je n’en soupçonnais même pas son existence jusqu’à maintenant bien que je sois Charentais depuis plus de 60 ans. Merci le jumelage !
17 Juillet : Journée libre et repas d’adieu
Il faut penser à refaire les valises, la journée libre facilite bien les choses, bien qu’il ne faille pas autant de temps pour effectuer cette tâche. Cela permet à ceux qui le souhaitent de faire un rapide saut jusqu’à Royan ou Rochefort ou bien même La Rochelle. D’autres en profitent pour acheter les derniers souvenirs ou tout simplement se reposer en vue de la longue route qui les attend pour effectuer le chemin de retour.
19 h 30 le groupe se retrouve à la salle municipale pour le repas d’adieu qui commence par l’apéritif au « petit blanc suisse » accompagné de son compère le gruyère. Avant de se mettre à table, et selon la coutume, Monsieur le Président de la Société de Jumelage d’Oron, adresse au nom du groupe ses remerciements à toute l’équipe Bussacaise pour l’organisation de cette semaine à Bussac. Nous en trouvons le texte reproduit dans l’annexe 5 de ce livre. Le repas de ce soir est plus orienté sur les produits en provenance du département de la Dordogne ou de celui du Gers que de la Charente-Maritime. En effet, salade de gésiers et confit de canard sont au menu ce qui est très caractéristique des départements précités. Le gâteau, un magnifique fraisier, décoré avec les deux écussons de nos communes est du plus bel effet. Il s’avère être aussi bon que beau, ce qui ne gâche rien.
A la fin du repas, pour saluer nos amis, les Bussacais forme une chorale (non ! le mot est trop fort, disons plutôt un groupe de « chanteurs ») et interprètent, sur l’air de « Capri c’est fini » une petite chanson dont les paroles ont été écrites par la Présidente. J’aurai aimé publier les paroles de ce petit chef d’œuvre mais malheureusement le texte aujourd’hui reste introuvable. (Sans doute une manière de faire monter les enchères pour les années qui viennent.)
C’est une soirée toute en douceur, peut-être inconsciemment chacun pense-t-il aux retrouvailles dans 2 ans pour fêter les 20 ans de notre jumelage. C’est possible !
8 JUILLET 2000 - 20ème ANNIVERSAIRE DU FOYER RURAL
Créée le 26 janvier 1980, notre Association « Foyer Rural Municipal » a 20 ans. Avec quelques mois de retard nous décidons, en association avec la municipalité, de fêter cet anniversaire le 8 juillet 2000 en organisant une journée « Portes Ouvertes » le samedi après-midi et un repas collectif le samedi soir.
Le Comité de jumelage Bussacais a adressé une invitation à son homologue Suisse pour qu’il nous rejoigne à cette occasion. Nous savons les uns et les autres qu’il n’est pas toujours facile dans notre emploi du temps, surtout lorsque nous sommes encore en activité, de dégager quelques jours pour traverser la France et participer à une manifestation.
Pourtant nous avons le plaisir de recevoir le Président, M. Jean-Philippe Kissling et Madame, M. François Jan ex-Président de la Société de Jumelage, Mme Paulette Guichoud, M. André Giller, Mme Ivanna Chollet et M. Jacques Monnard.
Bravo à vous d’avoir répondu à notre invitation, cela nous fait vraiment plaisir que vous soyez à nos côtés pour fêter cet événement et aussi honorer l’un des nôtres, et pas n’importe lequel, puisque on ne sait plus très bien s’il est plus Bussacais qu’Oronais ou plus Oronais que Bussacais. Je veux parler de notre ami à tous, André Emerit. Dédé, comme tout le monde l’appelle, faisait partie de l’équipe de départ qui a mis l’association sur rail. 20 plus tard il fait toujours partie du Conseil d’Administration sans aucune interruption et œuvre toujours activement.
Bravo Dédé ! Aujourd’hui tu mérites bien d’être à l’honneur, tu le mérites très largement !
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